C'est une illusion de croire que la seule diplomatie  peut résoudre les conflits majeurs. À l'évidence dans les relations internationales la politique du gant de velours a ses limites. Il faudra toujours faire usage de la force pour contraindre les pays récalcitrants à respecter le droit international. Le pouvoir attractif seul ne suffit pas : il doit être soutenu par la coertition. Quand la méthode douce a montré ses limites, la manière forte s'impose et c'est aux armes de parler : le canon demeure l'ultima ratio des nations.

L'actualité montre que, si le pouvoir coercitif (hard power) fonctionne mieux dès lors qu'il est précédé et accompagné par le pouvoir attractif, l'inverse est également vrai : le pouvoir attractif (soft power) est bien plus efficace quand on sait que, si rien n'y fait, le pouvoir coercitif prendra le relais. Il faut donc pour défendre la paix réunir pouvoir coercitif et pouvoir attractif, main de fer et gant de velours, la balance et l'épée - comme Pascal l'avait bien vu.

Pourquoi le monde de l'éducation échapperait-il à cette loi d'airain ? Pourquoi ce qui vaut pour les adultes ne vaudrait-il pas pour les enfants ? Une école sans châtiment ni sanction n'est ni crédible ni efficace : elle ne fonctionne qu'au bénéfice des héritiers et génère les pires brutalités à l'encontre des plus démunis.