Variations

Blog anti-bourrage de crâne : contre l'asservissement des esprits par le tapage médiatique. Au service de la seule vérité et pour la plus grande joie des gens libres et facétieux. Par dessus tout, je célèbre avec faste la beauté lumineuse de la Création...

04 octobre 2008

Pitié pour eux !

Osons la question qui fâche : pourquoi les Roms sont-ils rejetés et source de problème dans tous les pays où ils sont ? Pourquoi, dans tous les pays où ils sont et qui accueillent d'autres ethnies, y a-t-il plus de problèmes avec les Roms qu'avec les autres ethnies ? S'il n'y avait problème qu'en Italie, et avec toutes les ethnies accueillies en Italie, on pourrait dire que c'est parce que les Italiens sont de méchants racistes qui rejettent les Roms. Mais ce n'est pas le cas : les Roms sont source de problèmes dans tous les pays où ils sont, et sont plus que les autres ethnies source de problèmes. Alors ?

La philosophie des Droits de l'Homme, cause de beaucoup de nos problèmes (après avoir été une source de libération et de lutte contre l'arbitraire), présuppose que les hommes sont tous égaux, que toutes les cultures/ethnies sont égales, et que l'homme doit être considéré indépendamment de la culture/ethnie à laquelle il appartient. Or, ni les hommes ni les cultures ne sont égaux. On doit les considérer comme tels tant qu'ils ne sont pas source de problèmes. Mais si un groupe humain partageant une certaine culture fait statistiquement plus problème que d'autres groupes, il faut admettre que cette culture n'est pas compatible avec nos cultures européennes, et agir en conséquence dans le but d'assimiler les membres de ce groupe par la scolarisation et l'accès aux soins, la sédentarisation et la possibilité pour l'État d'exercer un contrôle sur eux. Je dis "culture" plutôt qu'ethnie, car ce qui fait problème, ce sont des habitudes de pensée, d'éducation et de comportement, et pas la couleur de la peau.

Et enfin, comme toujours, quand une minorité de gens fait problème, il vaut mieux agir fermement contre cette minorité pour éviter de ternir l'image de la majorité. La majorité des Tsiganes travaillent (dur!) pour vivre. Mettons en taule tous les voleurs et les mendiants par égard pour les Tsiganes qui travaillent !

France-blogs


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19 août 2008

Pourquoi les universités sont des abattoirs

Finkielkraut défend l'idée qu'il doit y avoir de la sélection, qu'il faut mettre fin à la démagogie à l'école. "Pourquoi déniez-vous le droit à la réussite pour tous ?" demande alors le plumitif de Libération.

Quel rapport entre "sélection" et "refus du droit à la formation pour tous" ? Le fait que chacun puisse réussir n' implique pas du tout qu'il n'y ait pas de sélection ! Au contraire. Il y a toujours une sélection à partir du moment où il y a un nombre de postes limités (à la fac, sur le marché du travail...) et un grand nombre de candidats. La sélection des meilleurs et la promotion de tous ne sont pas des principes antinomiques.

La sélection est la chance des pauvres. Leur seule chance en fait.

billets d'avion


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05 juin 2008

Exporter la démocratie

Les croisades pour la démocratisation du monde m'ont toujours laissé dubitatif. La Chine, la Russie, l'Afrique, le monde arabo-musulman n'ont que faire de ce produit d'importation. Les peuples de ces pays ne demandent rien aux illuminés qui rêvent d'introduire chez eux cette boîte de pandore. Qu'on les laisse vivre sous le régime de leur choix et tant pis s'il ne convient pas aux étrangers !

Vouloir imposer le multipartisme, la publicité politique et les farces électorales à des gens qui n'en ont que faire relève de l'inconscience et de la sottise. Ces redoutables billevesées ont coûté la vie à des milliers de gens, disparus dans les guerres tribales atroces qu'elles ont engendrées. Toute idée fausse finit dans le sang, disait Camus, mais il s'agit du sang des autres. C'est ce qui explique que certains se sentent à l'aise pour dire n'importe quoi.

On doit dans ce domaine agir avec modestie et circonspection en tenant le plus grand compte des situations locales et des mentalités. La Chine n'est pas la Suisse. Il faut se rendre à l'évidence : les peuples préfèreront toujours - avec raison - l'ordre injuste assuré par un despotisme éclairé à la guerre civile, qui est comme chacun sait le pire des maux.

Bien entendu, des évolutions sont possibles et souhaitables, mais chaque peuple suit son propre chemin, à son rythme, en fonction de son histoire, de sa psychologie, de sa culture. À vouloir brusquer les choses, on ne fait que provoquer des crispations et des replis identitaires.

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01 juin 2008

Vive la crise !

Pourquoi se lamenter sur la fin d'un monde qui au fond ne mérite pas tant de regrets ? Quelle importance si les grands prix de formule 1 et les rallyes sont annulés faute de carburants ? Pour divertir le bas peuple, on organisera à la place... des courses de chiens ! Quelle importance si moins de bagnoles encombrent nos routes et les rues de nos villes ? Finis les embouteillages et la pollution ! La belle vie ! On pourra respirer à plein poumons. Enfin ! Et qu'importe si la crise porte un coût fatal au tourisme de masse ? La belle affaire ! C'était une catastrophe planétaire. Bon débarras !

Que des bonnes nouvelles donc ! Le monde va changer et en mieux ! Réjouissons nous , c'est la fin de l'époque des trente pouilleuses, la fin d'un triste monde - pas la fin du monde. On va investir dans l'innovation, changer de style de vie, réapprendre à vivre dans une ville attrayante.

On dit que la crainte de Dieu est le début de la sagesse. Et si la peur de manquer était un stimulant pour la formidable créativité humaine ?

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10 février 2008

Vingt années d'échec

Bonne nouvelle : les caisses sont vides, et quand on n'a plus de sous, on est bien forcé d'avoir des idées et de concevoir enfin une "nouvelle philosophie de la politique de la ville". Il n'y aura pas de énième plan d'urgence pour les banlieues. On ne peut plus se permettre de déverser des milliards à fonds perdus, en faisant croire que la question urbaine est réglée. Ouf ! On a échappé au pire et on va peut-être essayer autrechose. On peut toujours rêver.

En tous cas, il y a plus de courage à exhorter les jeunes à se prendre en main et à faire des efforts qu'à subventionner des associations de bavards, qui se soucient comme d'une guigne d'aider efficacement ceux qui sont dans la détresse.

Le meilleur servive à rendre à un jeune qui démarre dans la vie est de lui dire : "Aide-toi toi-même, tu ne manques pas de resssources". Ne compte sur personne, c'est plus sûr : tes petits soucis - comme dit la chanson - "tout le monde s'en fout à l'unanimité". Telle est la dure leçon des siècles et tout le reste est littérature... électotale.

Braves gens, l'État ne peut plus rien pour vous, débrouillez-vous tous seuls !


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26 novembre 2007

Otages consentants

Je comprends le malaise des fonctionnaires, mais je trouve qu'ils font fausse route en réclamant toujours plus de moyens, alors que les finances publiques sont exangues. Le fond du problème, c'est qu'on demande toujours plus à l'État et à ses agents qui sont de ce fait débordés et amers. C'est flagrant dans le domaine de l'éducation, où les parents en font toujours moins, tout en espérant que les enseignants réussiront là où ils ont depuis longtemps abdiqué. C'est cette attitude irresponsable qu'il faut avoir le courage de dénoncer. Le problème des jeunes, c'est que les parents qui ont en charge leur éducation sont incapables d'assumer leur rôle : fixer des règles, imposer des limites, infliger des sanctions.

Votez pour Vos idées !


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28 août 2007

Un chaos culturel et éthique ?

La question de savoir si Internet tue la culture mérite d'être posée. Car on trouve tout et n'importe quoi sur la toile, des scories et des pépites : des images pornographiques, des vidéos pitoyables, des pages illisibles mais aussi des trésors. Il est clair que les gens les moins éduqués et les jeunes vont vers les contenus les plus faciles et les plus contestables. On constate la même chose avec la radio et la télévision. C'est inévitable et il est vain de se perdre en jérémiades : tout le monde n'a pas envie de "se prendre la tête".

Au moins sur la toile, la dictature des masses incultes se fait moins sentir : la loi d'airain de l'audimat n'a pas cours. Un site peut continuer à exister même avec une audience confidentielle, contrairement à une émission. Un public cultivé peut donc trouver son bonheur sur Internet... à condition de savoir chercher.

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11 mai 2007

Qui sème le vent récolte la tempête

Les fins de campagnes électorales sont propices à tous les débordements. C'est ainsi qu'on a entendu entre les deux tours de la présidentielle toutes sortes de discours incendiaires à l'encontre du candidat de la droite : slogans hostiles, menaces, insinuations, et autres propos outranciers. Pour qui observe la scène politique depuis des lustres, ces gesticulations relèvent du cirque électoral habituel : tout ce qui est excessif est insignifiant.

Malheureusement, il se trouve toujours des naïfs et des désœuvrés pour prendre ces propos de tribune pour argent comptant et même des écervelés et des va-t-en-guerre pour s'échauffer tout de go et passer à l'acte.

Sachant cela, les candidats battus et les journaleux en mal d'inspiration devraient s'astreindre à plus de retenue et éviter d'attiser les feux de la haine. La liberté d'expression est certes une belle et bonne chose, mais elle comporte un corollaire : la responsablité.


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22 janvier 2007

Trève de démagogie !

Il faut tenir un discours de vérité aux gens : on ne peut s'en sortir que par le travail et l'épargne. C'est le dernier mot de ma philosophie politique. Tout le reste est (mauvaise) littérature.


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13 janvier 2007

Tout faux

Le manque de logements locatifs s'explique par le fait que de nombreux petits propriétaires bailleurs refusent de mettre leurs biens sur le marché, par crainte des dégradations, des nuisances et des impayés. Ces réticences ne sont que trop fondées : les "incidents de gestion" étant de plus en plus fréquents. Quant aux charges, taxes et autres contributions, elles ne cessent de s'alourdir d'année en année.

Ils faut donc rassurer les propriétaires en leur accordant des droits et des garanties. On fait fausse route en se tournant vers l'État qui n'en peut mais, au lieu de redonner confiance à l'initiative privée. En accordant des privilèges exorbitants aux mauvais payeurs, on assèche le marché et on nuit aux intérêts des locataires de bonne foi. Il faut promouvoir une culture de la location parmi les populations qui en sont manifestement dépourvues, faute de quoi on crée la pénurie et on encourage l'irresponsabilité et la gabegie.

Logement : expulser plus !
LE MONDE | 10.01.07
© Le Monde.fr


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