19 janvier 2009
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ?
Que penser de la crise à Gaza ? Je comprends qu'Israël assure sa défense mais plusieurs points me mettent mal à l'aise. En premier lieu, le refus d'accepter le résultat d'un vote dès lors qu'il s'agit d'islamistes.
Faut-il accorder la liberté aux ennemis de la liberté ? Dès que les islamistes arrivent au pouvoir par les urnes, on refuse le verdict du suffrage universel. Certes, il faut être pragmatique et je trouve normal que la démocratie soient limitée pour ceux qui la nient, mais cette attitude a le défaut de laisser pourrir les problèmes : en Algérie, les islamistes ne sont pas arrivés au pouvoir par l'opération du Saint-Esprit, mais en réaction à un système maffieu et clientéliste qui plonge la pays dans la misère et le désespoir. On a refusé aux islamistes l'accès au pouvoir. Résultat : dix ans de guerre civile atroce et la coruption sévit toujours... Idem à Gaza : les islamistes arrivent légalement au pouvoir et Israël les met immédiatement sous blocus économique... accroissant la pauvreté qui favorise toujours la prise du pouvoir par les démagogues.
18 janvier 2009
Les nations sont mortelles
Les peuples qui ne défendent pas bec et ongles leur culture, leur langue, leur mode de vie, leur histoire, leur religion - en bref, leur identité - se suicident et disparaissent de la scène à jamais. A contrario, les peuples les plus anciens (les Juifs, les Chinois) regardent le reste du monde avec condescendance : ils considèrent que leur ancienneté est un gage de supériorité.
L'originalité et la richesse de la culture européenne vient de ce qu'elle puise à deux sources : Athènes et Jérusalem, l'éthique contre l'esthétique : d'un côté le monothéisme, la morale et la spiritualité, de l'autre, la beauté, les arts, le sport, la philosophie, la démocratie. Être européen, c'est vivre ces contradictions... avec délectation !
31 août 2008
La boîte de Pandore
La reconnaissance du Kosovo par l'U.E. a été une erreur tragique. Il ne fallait pas dépecer la Serbie : depuis 1945 le principe de l'intangibilité des frontières garantit la paix du monde. Pourquoi le transgresser et encourager ainsi le retour des tribus et la création de micro-états mafieux et non viables ? En Europe, la loi protège efficacement les minorités. L'UE permet de dépasser l'opposition entre le principe de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale, d'une part, et, d'autre part, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
L'autre erreur tragique a été bien sûr l'invasion de l'Irak, toujours en violation du droit international et... par le gendarme du monde. Ça fait désordre, c'est le moins qu'on puisse dire !
La Russie s'engouffre dans la brèche et certains chefs d'État européens s'en inquiètent... tardivement. Que les apprentis sorciers fassent des émules, on pouvait pourtant s'y attendre. Quand on laisse quelqu'un faire fi du droit fondamental à l'intégrité territoriale, on remet en question l'existence de n'importe quel pays.
15 juin 2008
L'Union fait la force
Pourquoi est-ce si difficile de convaincre les peuples de construire l'Europe ? Les choses paraissent pourtant simples : les États-nations n’ont plus la taille suffisante pour faire face à des défis devenus planétaires ; l’avenir est aux grands ensembles continentaux, qui seuls peuvent jouer un rôle de régulation par rapport à la globalisation. Autrement dit, si les peuples d'Europe veulent peser sur les affaires du monde, ils doivent s'unir. Il n'y a pas d'autre voie de salut. Car, qui ne voit que nos valeurs, notre civilisation, notre mode de vie sont aujourd'hui menacés ?
La Chine, l'Inde, les États-Unis, le Brésil, la Russie, l'Australie sont des pays-continents, tandis que l'Europe est morcelée à cause de sa géographie : il suffit de regarder la carte pour comprendre que les îles, les péninsules, les chaînes de montagnes, les fleuves, les climats ont de tous temps favorisé l'émiettement politique, pour ne pas dire la balkanisation. Les tentatives pour unifier l'Europe se sont brisés sur ces réalités physiques et les guerres civiles ont accéléré le déclin. Pourquoi les journalistes et les hommes politiques sont-ils incapables d'expliquer ces choses simplement ?
09 janvier 2008
L'islam est-il une religion comme une autre ?
L'islam ne se considère évidemment pas comme une religion comme une autre.
En effet, l'Islam a une vocation à la supériorité, à l'hégémonie et même à l'exclusivité du fait qu'il se considère comme l'aboutissement et le perfectionnement de toutes les prophéties antérieures : il faut se soumettre (c'est le sens étymologique), accepter un statut inférieur ou disparaître. La logique du discours induit un comportement implacable ; l'islam s'est diffusé par le sabre et non par le verbe.
Pour bien comprendre pourquoi les Européens sont allergiques au totalitarisme islamiste, il faut se référer à l'identité européenne : le maximum de diversité dans le minimum d'espace. L'altérité et le sens du relatif sont au cœur de la culture européenne. Les échanges ont été constants tant au sein du continent qu'avec les autres cultures : l'ethnologie est une invention européenne. Claude Lévy-Strauss a d'ailleurs des mots très durs contre l'islam à ce sujet.
Du reste, les écoles coraniques et même les programmes scolaires des pays musulmans accordent peu de place aux autres cultures et à l'histoire universelle - c'est le moins qu'on puisse dire.
Le reste du monde est vu comme terre de conquête.
05 janvier 2008
Ouf, c'est fini !
C'était un divertissement indécent, anachronique et dangereux, une insulte aux populations locales, un pied de nez aux efforts des associations qui œuvrent pour un changement de civilisation, une honte pour tous les pays représentés par des têtes brûlées qui se prennent pour Saint-Exupéry. Espérons que c'en est bien fini de ce spectacle pour ilotes qui suscitait l'exaspération des amoureux du désert et dévoyait l'esprit d'aventure !
Seule ombre au tableau : ce que les amis de la nature et toutes les protestations pacifiques n'avaient pas pu obtenir depuis trente ans, la seule menace terroriste l'a obtenu et promptement. C'est donc une victoire des va-t-en-guerre et non du bon sens, et un encouragement à user de la violence pour tous ceux qui ne connaissent pas d'autres lois... et qui sont légion.
21 décembre 2007
Le nouveau visage du totalitarisme
L’antiracisme est le continuateur du communisme sur le plan des moyens (intimidation, sectarisme et excommunication) et des fins (faire disparaître entièrement une civilisation).
Un progressisme a remplacé l’autre, mais c’est toujours la même volonté qui est à l'œuvre de détruire le vieux monde et la société de classes, d'en finir avec l'ancien régime, ses valeurs, ses traditions, ses croyances, ses modes de vie, ses habitudes détestables, sa culture élitiste, sa langue raffinée, sa culture aristocratique. Aujourd'hui est mieux qu'hier et moins bien que demain ; tout ce qui est moderne est valorisé, tandis que le passé est ridicule, odieux ou inintelligible. "Du passé faisons table rase !". Ce qui relève de la culture millénaire des peuples est frappé d'obsolescence.
Les conservateurs pensent à rebours que notre monde est fragile, notre civilisation périssable, nos valeurs menacées, et qu'il convient de les préserver et de transmettre aux nouveaux venus l'héritage que nous avons reçu de nos pères : la sagesse des nations, "le trésor caché de la tradition", l'enseignement des siècles, l'identité nationale, la culture européenne.
Au XXe siècle, les communistes ont échoué à changer l’Homme : ils n'ont pas pu forger "un homme nouveau" dévoué corps et âme au parti et à la cause du peuple, coupé de ses racines et de sa famille, de l'histoire de sa nation, de la religion de ses pères. Les psychologues ont montré entre-temps que le sentiment d'appartenance est un besoin fondamental de l'être humain.
Au XXIe siècle, les anti-racistes poursuivent la même entreprise de dévastation par d'autres moyens. Ils veulent changer les hommes en remplaçant une population par une autre. D’où la défense d’une immigration de peuplement massive et incontrôlée qui modifie radicalement le territoire... de l'Eurabia.
09 décembre 2007
Résultats médiocres
La France se vantait il y a peu d'avoir la meilleure école du monde et elle se retrouve à présent parmi les derniers de la classe européenne ! Le pire, c'est que les résultats de l'enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), menée par l'OCDE, ne semblent pas inquiéter les responsables de l'Éducation Nationale, ni les médias, ni les syndicats d'enseignants, ni les associations de parents d'élèves - trêve des confiseurs oblige !
La proportion d'élèves en difficulté augmente au fur et à mesure que les réformes s'accumulent - sans que leurs effets ne soient jamais évalués... que par leurs promoteurs, lesquels méritent décidément des bonnets d'ânes au lieu des satisfecit qu'ils s'adressent généreusement à eux-mêmes !
Jules Ferry déclarait : "Le pays qui a la meilleure école est le plus puissant, et s'il ne l'est pas, il le deviedra." Quant aux nations dont le système éducatif va à vau-l'eau, elles sont vouées à jouer sur la scène internationale les seconds rôles. Qui peut en douter ?
23 novembre 2007
Dialogue de sourds
Authentique échange épistolaire entre un entrepreneur et un syndicaliste à propos de l'actualité sociale.
Hugo : - Moi, je n'ai qu'un chiffre: 15 milliards. C'est le montant des cadeaux fiscaux que Sarkozy a fait aux privilégiés qui n'en avaient pas besoin et qui auraient pu éviter cette réforme pendant 75 années !
Et puis au lieu de toujours souhaiter un nivellement des niveaux de vie par le bas, en dressant les salariés les uns contre les autres, pourquoi ne pas imaginer une généralisation de la dignité dans les conditions de vie ? En somme, pourquoi ne pas essayer de réguler au maximum l'économie pour permettre à tous d'en profiter ? Très simplement, en revenant à la répartition capital/travail d'il y a 15 ans (25%/75% au lieu de 35%/65% aujourd'hui). On pourrait augmenter tous les revenus (salaires, retraites, RMI etc.) de 650 euros.
Voila, j'ai pris cet exemple pour montrer que des solutions existent et que le postulat selon lequel nous serions tous obligés de travailler plus, plus longtemps, alors que les profits explosent, est un mythe.
Louis : - D'abord concernant les cadeaux fiscaux, je te confirme que les privilégiés dont tu parles en ont bel et bien besoin. Et d'ailleurs ça ne suffit pas : pour ma part si Sarkozy n'a pas la main nettement plus lourde, je resterai à l'étranger, où je dépense, fais vivre de nombreuses personnes et paye des impôts. Comme moi ils sont nombreux les Huguenots de la fin du XXe siècle que la France et sa haine des riches a chassés. Comme disait Rothschild en partant en 1982 pour de bon en Angleterre (pour ne jamais revenir et fonder là-bas une des banques les plus florissantes aujourd'hui) : "Après m'être fait traiter de "sale juif" sous Vichy on me traite maintenant de "sale riche", c'en est trop !"
Ensuite la "régulation maximale" de l'économie dont tu parles porte un nom, cela s'appelle le communisme. C'est une maladie qui se soigne très difficilement et laisse de nombreuses séquelles. Sous sa forme plus bénigne (mais non moins dangereuse car elle dégénère hélas très vite) on peut l'appeler État-providence, interventionnisme ou socialisme. Ça permet à tous de profiter d'un gateau toujours plus petit, sauf bien sûr pour les nomenclaturistes qui tiennent les rouages. Le communisme est une insulte au bon sens car il repose sur un postulat contre-nature : l'homme aurait le souci du groupe, de l'intérêt général avant le sien propre. Comme bien sûr ce n'est pas le cas, l'État - par l'intermédiaire de ses fonctionnaires - doit veiller constamment (police partout) et s'opposer systématiquement à toute initiative individuelle venant d'entrepreneurs dangereux. Le problème c'est que rien n'empêche les entrepreneurs et les entreprises de changer de pays quand on les prend à la gorge, le couteau entre les dents...
12 novembre 2007
Et vous ?
J'ai envie d'aider nos amis belges, comme les soldats de 40 l'ont fait, mais espérons-le avec plus de succès !











