24 mai 2008
Servitude volontaire
J'ai vu en ce joli mois de mai quantité de cortèges de protestation "contre la politique éducative du gouvernement". Quelle pitié ! Défendre le statu quo, l'école telle qu'elle est - de plus en plus inefficace, de plus en plus inégalitaire - représente un défi au simple bon sens. Je ne comprends pas que les premières victime de ce système à bout de souffle exigent son maintien en l'état au lieu de proposer son amélioration. C'est pourtant bien ce que réclament les porteurs de banderoles : toujours plus de ce qui ne marche plus depuis longtemps et dont plus personne ne veut ! Autrement dit, on voit des esclaves défendre leurs chaînes. Comprenne qui pourra !
29 novembre 2007
On nous endort !
Le traitement médiatique des émeutes relèvent de la méthode Coué et de la novlang : "dormez en paix bonnes gens, le gouvernement a tout prévu !"
La novlang n'est pas l'apanage du pouvoir mais concerne également les intellos de gauche. Les journalistes bien-pensants ont toujours nié l'insécurite subie par les classes populaires, qui sont les premières victimes de la violence. En gros on dit aux gens: ''mais non, vous ne vous faites pas agresser et insulter, vous êtes seulement confrontés à des jeunes en difficulté'' ou encore : ''vous ne vivez pas dans l'insécurite, vous éprouvez seulement un sentiment d'insécurité''. Cette histoire de ''sentiment d'insécurite'', à opposer à une insécurité réelle qui, d'après les sociologues n'existe pas, résume tout le problème. En effet, on n'est jamais sorti du postulat marxiste de l'élite éclairée : la minorité gauchiste veut aider le peuple, non pas en faisant ce que veut le peuple, mais en faisant ce qui selon elle est bon pour le peuple. En gros : "laissez nous penser à votre place, nous savons mieux que vous ce qui est bon pour vous".
Ce postulat de l'élite éclairée est vraiment a l'œuvre dans toute l'approche intellectuelle de l'insécurité et de la délinquance : pas des émeutes mais des incidents, alors qu'on est en présence d'incendiaires - donc de criminels - dont certains font usage d'armes à feu.
09 novembre 2007
Cirque médiatique
Plus le temps passe, moins les évènements qui font la une des journaux me semblent dignes d'intérêt. Tout ce tintamarre est pour la galerie. On amuse les gogos avec des hochets et des cocoricos dérisoires. Ce qui se passe sur la scène médiatique est un spectacle - de piètre qualité - destiné à distraire les foules, et ceux qui s'agitent sur le devant de la scène sont des bouffons qui se prennent pour des rois. Les gens qui tirent les ficelles préfèrent rester dans la coulisse. Ce qui est vraiment important est tenu secret ; les grandes décisions se prennent en petits comités. Quant aux événements qui font sens, ils ne retiennent pas l'attention des gazettes.
15 janvier 2007
Les jeux du cirque
Étant donné le choc climatique que nous subissons, le rallye Paris-Dakar apparaît encore plus choquant que d'habitude. Trève de palabres ! Agissons concrètement pour la sauvegarde de la planête : exigeons la fin immédiate de toutes les courses de bagnoles ! Ces compétions meurtrières, coûteuses et polluantes sont aujourd'hui devenues carrément incongrues.
Il s'agit d'un divertissement d'ilotes, indigne d'un pays de haute civilisation.
22 décembre 2006
Publicité gratuite
Les études les plus récentes placent la communication comme un facteur important de la compétitivité d’une entreprise. La raison : les produits les plus vendus ne sont pas ceux dont le niveau de performance est le plus élevé, mais ceux dont les clients sont convaincus qu’ils sont les plus performants. Les entreprises qui gagnent sont celles qui investissent dans l’image institutionnelle et qui appliquent des stratégies de communication avant-gardistes. Les événements à effet émotionnel, déroulés dans des endroits inattendus et de manière surprenante ont le plus grand succès ; de plus, l’espace virtuel est le support de rencontre entre le produit et le destinataire.
La leçon a été bien comprise par les "groupes d'oppression" qui savent si bien manipuler les médias...
21 décembre 2006
Comédie française
Tout ce cirque pour passer à la télé ! Un coup de pub gratis, c'est toujours bon pour la carrière des gens du spectacle. Ce qui les tient en souci, c'est moins le sort des clochards que la crainte de retourner dans l'anonymat. Reconnaissons que ce serait une grosse perte pour le public.
19 décembre 2006
L'idole des désœuvrés
Pauvres fous !
09 décembre 2006
Mensonges d'État
M. Sarkozy a l'air de revenir de Pontoise quand il émet de sérieux doutes sur l'exactitude des statistiques du Ministère de l'Éducation Nationale. Qui, à part lui , accorde encore le moindre crédit aux pieux mensonges des bureaucrates de la rue de Grenelle ? Chacun sait que leur seul souci est de masquer à l'opinion leur incurie et l'ampleur du désastre dont ils sont responsables afin de garder leurs sinécures le plus longtemps possible.
Quant aux chiffres officiels concernant le chômage, l'inflation, la délinquance ou l'immigration, ils me font irrésistiblement penser aux statistiques mirifiques de l'U.R.S.S. des années quatre-vingt...
25 novembre 2006
Coup de folie chez les footeux
Match nul : un mort, un blessé. Triste bilan pour une rencontre amicale !
10 avril 2006
La lutte des places
En regardant le grand Charles, l'autre soir à la télé, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre les politiciens véreux brocardés dans le film et les prétendants d'aujourd'hui qui s'agitent, intriguent et se poussent dans le microcosme. Ce qui saute aux yeux, c'est que les héros du jour ne font aucun cas de l'intérêt général. Seuls comptent pour eux leurs misérables intérêts de carrière. Ils profitent des événements pour faire l'apprentissage de la comédie du pouvoir. Ils paradent devant les caméras de télévision, donnent des interviews, haranguent les foules. Certains prétendent même écrire une page glorieuse de notre histoire... Quelle pitié !
On voit ainsi naître une série d’apparatchiks en herbe, chefs de file de syndicats d’étudiants et de lycéens qui ne représentent qu’eux-mêmes. Ces arrivistes n’auront pas besoin de passer leurs examens : ils ont déjà réussi l’agrégation de langue de bois. Que les jeunes sans qualification et sans emploi se rassurent : leur avant-garde éclairée saura se trouver un contrat première embauche de luxe. Les plus malins devraient rapidement trouver un poste d’attaché parlementaire, de collaborateur de cabinet, de chargé de mission...










