21 janvier 2009
Un nouveau Formose ?
Enfin, le cœur du problème est selon moi la pauvreté et tous les fléaux qui l'accompagnent : démographie galopante, analphabétisme, absence de culture politique et démocratique etc. Or, le comportement d'Israël (guerre mais aussi blocus économique total ou partiel) aggrave la misère ambiante. La solution passe donc par le développement économique de la Palestine : les capitaux arabes ne manquent pas, la main d'œuvre non plus.
Tout développement économique de la Palestine passerait par des échanges importants avec Israël (de marchandises et de personnes) car la Palestine ne peut se développer en ignorant son environnement régional. Mais tout échange commercial implique la possibilité de trafic d'armes et de passage de terroristes déguisés en travailleurs.
On est clairement dans un profond cercle vicieux auto-entretenu : la misère des Palestiniens génère la violence, qui provoque l'offensive armée et le blocus, qui causent à leur tour plus de misère... S'agit-il tout simplement d'un problème sans solution, d'une lutte à mort entre deux peuples pour le même territoire exigu ?
20 janvier 2009
Limites de la force
Je ne sais pas trop quoi penser de l'utilisation systématique de la force par Israël : d'un côté l'offensive à Gaza, comme la guerre au Liban auparavant, sont visiblement incapables d'arrêter le terrorisme : elle ne fait que répandre la haine qui fait le lit des extrêmistes. D'un autre côté n'importe quel état doit défendre ses citoyens, a fortiori Israël entouré de pays ennemis.
La guerre ne résout rien : elle satisfait sans doute le désir de vengeance de l'électorat israélien (désir que je partagerais si j'étais à leur place !), mais elle ne met manifestement pas fin aux attaques terroristes. Je pense même qu'elle ne fait qu'aggraver et perpétuer le terrorisme. Mais l'absence de réaction militaire serait incompréhensible pour la population israélienne.
Il est clair que la seule force ne peut assurer la paix, car nul n'est assuré d'être toujours le plus fort.
19 janvier 2009
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ?
Que penser de la crise à Gaza ? Je comprends qu'Israël assure sa défense mais plusieurs points me mettent mal à l'aise. En premier lieu, le refus d'accepter le résultat d'un vote dès lors qu'il s'agit d'islamistes.
Faut-il accorder la liberté aux ennemis de la liberté ? Dès que les islamistes arrivent au pouvoir par les urnes, on refuse le verdict du suffrage universel. Certes, il faut être pragmatique et je trouve normal que la démocratie soient limitée pour ceux qui la nient, mais cette attitude a le défaut de laisser pourrir les problèmes : en Algérie, les islamistes ne sont pas arrivés au pouvoir par l'opération du Saint-Esprit, mais en réaction à un système maffieu et clientéliste qui plonge la pays dans la misère et le désespoir. On a refusé aux islamistes l'accès au pouvoir. Résultat : dix ans de guerre civile atroce et la coruption sévit toujours... Idem à Gaza : les islamistes arrivent légalement au pouvoir et Israël les met immédiatement sous blocus économique... accroissant la pauvreté qui favorise toujours la prise du pouvoir par les démagogues.
18 janvier 2009
Les nations sont mortelles
Les peuples qui ne défendent pas bec et ongles leur culture, leur langue, leur mode de vie, leur histoire, leur religion - en bref, leur identité - se suicident et disparaissent de la scène à jamais. A contrario, les peuples les plus anciens (les Juifs, les Chinois) regardent le reste du monde avec condescendance : ils considèrent que leur ancienneté est un gage de supériorité.
L'originalité et la richesse de la culture européenne vient de ce qu'elle puise à deux sources : Athènes et Jérusalem, l'éthique contre l'esthétique : d'un côté le monothéisme, la morale et la spiritualité, de l'autre, la beauté, les arts, le sport, la philosophie, la démocratie. Être européen, c'est vivre ces contradictions... avec délectation !









