Le livre d'Élisabeth Lévy permet de comprendre le fossé qui sépare la scène politico-médiatique du pays profond.

Depuis trente ans, la vie intellectuelle en France est stérile. Il n'est plus possible de débattre librement et sereinement de certains sujets sensibles. Une chape de plomb empêche tout discours dissident d'émerger ; les controverses n'ont plus cours, toute discussion de fond sur les questions qui engagent l'avenir est interdite. Malheur à celui qui ose une parole politiquement incorrecte : la police de la pensée veille !

Les esprits réfractaires s'exposent à la fureur plaideuse des professionnels de l'antiracisme ; ils sont calomniés, vilipendés, discrédités, frappés d'ostracisme, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante sont passés sous silence. La liberté de pensée est réservée à ceux qui pensent comme tout le monde !

Nul doute que le succès foudroyant de la blogosphère s'est construit en réaction contre ce terrorisme intellectuel de l'intelligentsia de gauche : les petires gens en ont assez de la langue de bois et de la démagogie des bons sentiments ; ils sont las d'être bernés et méprisés en permanence. Le pronetariat se soulève contre les maîtres-censeurs !

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