Un chroniqueur britannique fustige la dictature du consensus : "L'art de la querelle est en voie de disparition. Les écrivains présentaient autrefois leurs pires ennemis avec autant de fierté que n'importe quelle récompense littéraire. Les politiciens savouraient la rancune et le venin. Les artistes se lançaient à la face de la peinture et du vitriol. Les personnalités publiques ne sont pourtant pas plus polies qu'elles ne l'étaient autrefois, mais dans notre époque de fausse politesse et d'amitié feinte, la bonne vieille querelle sanguine se fait rare. Seules quelques personnalités loyales continuent de traiter leurs ennemis comme il se doit. (...) Les règles de l'hypocrisie moderne préfèrent la fausse bonhomie à la véritable animosité."

La presse est devenue insipide. Les questions de fond ne sont jamais débattues sérieusement. On amuse la galerie avec des petites phrases et des coups médiatiques. On ne dit pas la vérité aux gens. On les prend pour des gogos. Quelle pitié ! Heureusement, il y a la blogosphère politique : le dernier refuge de la liberté de ton.

Parlons vrai !